Je me souviens…


Je me souviens de cette époque ou je savais aimer…

Ou j’arrivais à ouvrir mon cœur si facilement.

Ou j’étais capable de me laisser aller, sans me méfier, sans avoir peur.

Je me souviens de ce temps, où je n’avais pas cette énorme muraille qui entoure mon cœur.


Ou un feu consumait mon âme pour une personne.

Ou mon âme se retrouvait à chaque fois que mon cœur battait au travers de l’autre.

Je me souviens de ce moment quand tout était plus facile.

Quand je n’avais pas à agir comme une personne froide et sans cœur.

Mais en route, je me suis perdue…

Perdu au fil des cœurs brisés, des déceptions, et des cicatrices que je porte.

Perdu dans une forêt sombre à l’intérieur de moi où habitaient tous mes peines et mes chagrins d’amour.

Jusqu’à ne plus me voir dans le reflet dans le miroir, ou n’y voyais que le reflet d’une personne qui autrefois était heureuse.

On dit que le temps arrange les choses… mais je crois que dans certaines situations, dans certains le temps ne fait que tout empirer.

Que ce soit pour la distance entre 2 personnes, ou entre 2 cœurs, le temps ne rassemble jamais, il éloigne de plus en plus.

J’en suis rendu à un point ou plus rien ne me dérange.

Ou j’ai tout vécu, tout expérimenter.

Sauf l’Amour le vrai.

Les relations de nos jours, on perdu leur signification, on ne passe plus toute sa vie avec quelqu’un, concentrer plus sur de petit défaut surmontable, que sur d’énormes qualités qui nous ferais rester.

On ne répare plus les choses comme avant…

On ne se bat plus pour ce que l’on aime, pour ce que l’on adore le plus.

On laisse filer, toutes ces personnes dans nos vies, car retenir une personne, ou tout faire pour la conserver est vu, mettre les efforts pour changer, ou s’améliorer est quasiment vu comme de la dépendance affective.

On oublie ce qui est essentiel et qui n’est visible qu’avec les yeux du cœur.

Nous sommes par définition des êtres capables d’atteindre l’impossible, de toucher les étoiles, mais nous n’arrivons même pas à nous comprendre.

Nous n’arrivons même pas à nous aimer, alors que trop souvent l’autre n’attend que ça.

Nous n’arrivons même pas à voir la peine, les déceptions et la tristesse dans les yeux de notre partenaire, qui en a assez, de nous.

Qui n’est plus capable de subir, ou d’être mise de côté.

Qui n’est plus capable de ne jamais être elle même, ou de ne pas être écouté.

Qui n’est plus capable de parler, de dire des mots, sans arriver à se faire comprendre…

Même quand elle nous donne une tonne d’indices qu’elle n’est plus capable ou qu’elle n’est plus heureuse.

Trop souvent nous entendons les mots, sans nous arrêter à ce qu’ils veulent dires.

Nous entendons les mots, mais pas la détresse, la colère, ou simplement l’abandon qui se cache derrière eux.

Je me souviens de cette époque, ou je n’avais pas encore aimé, ou j’étais au début de ma vie…

Ou je regardais la vie avec espoir, et plein de beauté.

Et qu’avec le temps semble s’être découleurer.

Je regarde la vie, je vois le temps qui s’écoule, les gens qui passent dans ma vie.

Et j’essaie de rester sûre qu’un jour je trouverais cette personne.

Ce et si jamais…

Celle qui changera tout.

Celle qui me fera revivre ces instants où j’avais confiance, en la vie, et dans les autres.

Qui me rappellera ce que ça fait de ressentir quelque chose.

Ce que ça fait que de se sentir apprécié, sans recevoir toute ces insultes ou bien commentaire désobligeant, et désagréable.

Qui me fera vivre un amour sans fin, un amour vrai, authentique.

Ou je n’aurais plus peur de le présenter à mes amies, de peur qu’il s’essaie sur elle, ou qu’ils finissent au lit avec l’une d’entre elles.

Ou je n’aurais plus peur de le présenter à ma famille, peur qu’il ne soit rentré dans ma vie pour en ressortir que plus rapidement.

Ou je n’aurais plus peur de me laisser aller, de vouloir vivre c’est petits moments et instants.

Que ce soit de commander une Pizaa à 3 h, et discuter jusqu’au lever du jour, de tout et de rien, de tout ce que nous ressentons, pensons ou vivons, sans crainte ou peur d’être jugé, sans penser que l’autre se servira de cela plus tard contre nous.

J’ai hâte et j’ai envie de ne plus avoir mal, de ne plus porter ce fardeau, d’avoir cette boule, de chagrin, de haine, de rancœur et de colère, envers tout et contre tout.

De pouvoir hurler au monde que je suis heureuse, et de me laisser vivre ce moment présent, si beau.

J’ai envie de respirer, et de ne plus sentir sur ma poitrine une lourdeur.

De ne plus me sentir oppressé, par la vie, par l’amour, et le reste.

Je veux que vivre, un amour simple, mais aussi profond que l’océan.

Un amour qui a une date de début sans avoir une date de fin.

Ou mes doigts, se prolonge, de ma main, jusqu’à son cœur, de ses lèvres jusqu’aux miennes, et mon âme vers la sienne.

J’ai envie de vivre tout.

Des disputes avec du bon sexe réparateur.

Au moment de douceur, et de tendresse, ou d’intensité et de plaisir infini.

J’ai envie de me laisser aller, de me laisser aimer, comme si c’était la première fois, ou bien la dernière.

Je veux vivre point à la ligne.

Je veux être moi à nouveau…

Être complète, ne plus sentir comme si je n’étais qu’un fragment de personne, mais d’être entier et un tout.

Je sais et comprends que ça commence par moi, en premier, mais on dit que seul on va plus vite, mais qu’à deux on va plus loin.

Et c’est exactement ce que ma génération, ce que les gens de mon âme n’ont jamais comprit.

Qu’on ne doit pas consommer l’Amour, comme on consomme n’importe quoi d’autre, et/ou l’on jette après usage, ou bien si ce n’est pas parfait.

Un film est un film, car c’est une fiction, c’est quelque chose qui est parfait durant 1 heure 30, ou 2 heures, mais si les personnages de ses films avaient une vie, ils vous diraient ceci.

Ça n’a pas été facile, avec elle ou lui, mais nous y sommes arrivés.

Car la vie n’est pas facile ou simple, alors pourquoi est-ce que nos relations devraient l’être ?

Ce qui doit être simple, ce sont nos sentiments.

Mais pour le reste, la vie et le destin se chargeront bien assez tôt de vous rappeler la triste et dure réalité.

Mais ce sera à vous de montrer que vous êtes plus fort que tout.

Je me souviens…

De cet instant où j’ai perdu confiance en l’amour, c’est le jour ou j’ai perdu confiance en moi.

Car comment peut-on aimer, véritablement une personne, si nous ne sommes même pas capable de nous faire confiance ou de nous aimer…

Je me souviens de tout…

Et j’oublie si rapidement…

À chaque fois je me dis que je devrais aimer différemment, ou n’aimer un autre genre de personne, ou que plus jamais je ne me laisserai abuser ou faire du mal ainsi.

Mais à chaque fois, c’est soit aussi pire, ou même pire.

Je me souviens de ces nuits à pleurer pour ce gars, ou cette amie, qui m’ont brisé, détruit, ou défont le cœur.

Je me souviens de tous ces moments où j’ai été assise par terre à pleurer, toutes les larmes de mon corps, pour lui.

Ou j’étais fou de rage, prêt à tout faire soit pour le récupérer, ou pour ne plus jamais le voir.

Et pourtant si souvent j’ai baissé ma garde en pensant qu’il avait changé, ou qu’il s’était amélioré.

Je sais et suis convaincu qu’un jour je trouverais le bon.

Je suis certaine qu’un jour, je serais la plus heureuse des personnes à deux.

Qu’un jour ne serait plus bien célibataire.

Mais je sais aussi qu’un jour je regretterais de ne pas avoir joui plus de ces moments et instants célibataires.

Car même si je me dis que tout ira bien, je sais que tout ne sera pas parfait, mais bien idéal.

Et au final, vous savez quoi, je m’en fous, car un jour, je m’aimerais, et quelqu’un m’aimera pour ça.

Sans plus ni moins.

Et ce sera suffisant, ce sera assez pour moi.

Car lui le sera pareillement.


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Écris par Maxime Marquette

Je suis LA dose d'Amour qu'il te faut.