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MonDouxVide

Le mal d’aimer

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Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été un gars très (trop?) sensible. Certaines personnes vont attribuer cela au fait que je sois gai… peut-être… mais honnêtement, je ne crois pas que ce soit nécessairement lié.

Un film triste me tire quelques larmes. Un incroyable beau rêve aussi. Donc imaginez quand on m’attaque personnellement…

Avec le temps, j’ai réussi à me forger une armure. Pas pour m’empêcher d’être triste, mais au moins pour réussir à patienter pour laisser aller ma tristesse seul, en privé… Après coup au lieu que ça sorte sur le champ, durant une situation ou avec des gens qui créent cette peine.

Une des plus grande peine que j’ai ressentie est celle de l’amour… Pas l’amour en tant que tel bien entendu! Ça c’est la belle partie : les papillons, l’espoir, la confirmation, le bonheur, l’extase, la passion, les attentions, l’affection, etc.


Non, en effet je veux parler du moment où tout commence à chavirer, le début de la fin… L’incertitude qui apporte les doutes. Ces derniers nous torturent de toutes sortes de questions. Questions pas toujours raisonnables… Près de la paranoïa…

Parfois, tout s’arrange et le soleil revient. Mais parfois, c’est la fin. Les papillons sont partis bien loin, la tendresse n’est plus au rendez-vous.

La douleur ressentie est persistante, tenace et sournoise. On n’a plus de larmes, mais le mal est encore là : on se libère en criant; en silence ou pour vrai… ou les deux…

Je passais mes journées couché pour essayer de m’évader dans mes rêves où tout allait mieux. Mais chaque réveil se transformait en début de cauchemar.

Je m’infligeais aussi la torture du POURQUOI? et du QU’EST-CE QUE J’AI FAIT DE PAS CORRECT?

Pourquoi ça m’arrive?

Pourquoi il ne m’aime plus?

Pourquoi ça n’a pas fonctionné?

Est-ce moi le problème?

Le mal durait des jours, des semaines, des mois, puis s’estompait. Il revenait parfois de façon fulgurante. Le temps d’une chanson, d’un souvenir, d’une rencontre… Il revient encore quelquefois aujourd’hui… Il faut apprendre à vivre avec, car c’est faux qu’on oublie avec le temps. On vit avec c’est tout!

Les personnes sensibles comme moi ont tendance à se sentir victimes. Ça peut être vrai, mais il faut tellement faire attention à ne pas commencer à rechercher la pitié des autres, car là on devient un problème pour nous et surtout pour notre entourage. Je le sais, je l’ai malheureusement fait et ça m’arrive encore aujourd’hui. Je ne suis pas parfait, mais je tâche de m’améliorer afin de m’en sortir gagnant au bout de la ligne.

J’ai aimé les mauvais gars : des amis, des hétéros, des menteurs, des indécis, des gars encore dans le placard…

Aujourd’hui, je suis seul depuis quelques temps déjà, je cicatrise tranquillement, mais sûrement. Chacune de ces relations passées m’a apporté une expérience de vie. J’essaie de ne pas le voir comme des échecs, mais plutôt comme de vaines mais belles tentatives d’atteindre un quelconque degré de bonheur.

Après ces déceptions, j’ose croire encore au véritable amour… Ma sensibilité en est totalement convaincue : quelque part, il y a le gars pour moi et je suis aussi son alter ego…

Le mal d’aimer est douloureux, mais pour le bonheur qui le précède, ça en vaut souvent la peine…


David Adam
À propos de l'Auteur:

Mon Doux Vide: l’endroit où les bonheurs et maux de l’âme se côtoient.