Je suis cette fille, cette personne, qui souffre d’anxiété.


Je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Le genre de fille qui vie ses émotions à 110 km/h.

Le genre qui est fatigué de ressentir.

De ressentir, de trop penser, de sur analyser.


De toujours s’excuser, de rejouer dans sa tête des scénarios qui n’arriveront jamais.

Oui je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Le genre qui a un calendrier rempli des mois à l’avance.

Le genre qui a tout de planifiée et d’organiser.

Oui avec des codes de couleurs.

Avec des listes qui n’en finissent plus de finir.

Mes chères listes que je m’oblige à terminer.

Car je préfère plutôt ne pas dormir que de perdre le sommeil et réfléchir à tout ce que j’ai oublié, et laisser passer.

Qui essaie de ne rien oublier pour ne pas décevoir personne, même si je dois encore me décevoir moi-même.

Le genre de personne qui ne dit jamais non à personne.

Le genre qui préfère ne rien ressentir, car elle ressent tout.

Le genre de personne toujours ponctuel

Le genre toujours à l’heure.

Oui je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Le genre qui reste éveillé toute la nuit ou qui ne dort pas plus de 2 à 3 heures de sommeil par nuit, car mes idées virevoltent dans ma tête, car ma tête se joue de moi.

Car le petit hamster ne ferme jamais les yeux.

Je rejoue le passé comme un film qui n’a jamais de fin.

Je repense à toutes ces personnes qui ont traversé ma vie, celle à qui j’ai pu faire du mal ou que j’ai blessée.

Espérant et gardant espoir, pouvoir leur dire que je suis désolé, comme si c’était entièrement ma faute, comme si c’était uniquement de ma faute.

Oui je suis cette personne qui souffre d’anxiété.

Celle qui ruine ses relations, tant personnelle, qu’intime, par peur d’être blessée à nouveau.

Qui préfère ne pas vivre quelque chose plutôt que d’être anéantie une fois de plus.

Celle qui réfléchit tellement à tout ce qui peut se passer de mal, à ce qui peut aller de travers, que cela finit par se concrétiser.

Car on attire ce que l’on envoie dans l’univers.

Car je me conditionne à un échec dès le départ.

Car je me soucie trop de ce qui peut encore arriver, de ce qui peut me détruire, comme je l’ai déjà été par le passé.

Je suis celle qui fait attention à tout.

Qui n’élève jamais la voix.

Je suis cette personne intense à l’intérieur, mais qui ne laisse rien paraître.

Le genre pour qui un simple mot peut tout changer, qu’une simple oublie d’un point ou d’un emoji peut la faire fantasmer sur des choses inimaginables.

Le genre que chaque petit détail compte et fait une énorme différence.

Oui je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Qui se demande comment une personne peut se sentir.

Et comment je pourrais faire pour l’aider, mais qui a trop peur de l’aborder.

J’essaie de ne jamais espérer pour ne jamais être déçu.

Je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Celle qui essaie de trop en faire.

Qui se soucie beaucoup trop.

Celle qui a peur de ne pas en faire assez.

Qui a les meilleures intentions du monde, mais qui ne sait pas comment les exprimer.

Une personne qui veut tout contrôler, pour ne jamais être désemparée.

Je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Qui est perfectionniste.

Qui veut tout faire.

Celle qui excelle dans tout ce qu’elle fait, et pour qui ça semble facile.

Mais pour qui en réalité tout est si difficile.

Pour qui l’échec est la pire des déceptions.

Pour qui le succès est synonyme de bonheur, et d’accomplissement.

Je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Celle qui pense que je dois toujours en faire plus pour être aimer.

Car je doute, toujours, de tout, en tout temps, tout le temps.

Car je me demande toujours si ce que je fais est assez ou suffisant pour tout un chacun.

Je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Celle qui vit dans la peur et dans un stress infini, qui n’a pas de fin.

Qui a peur de ses idées, de ses rêves.

Celle qui répare et arrange tout ce qui ne va pas autour d’elle, sauf dans ma tête.

Celle qui ne pense jamais à elle.

Celle qui ne bois jamais trop, qui n’en dit jamais trop, qui ne fait jamais rien d’inusité ou d’impromptu ou de ne pas planifié.

Celle qui essaie d’être effacée.

Celle qui essaie de ne jamais sortir du lot, par peur d’être reconnu.

Celle qui ne se sent jamais à la hauteur, du défi, de la tâche.

Je suis celle qui souffre d’anxiété.

Celle qui a besoin de tout sur expliquer.

D’être toujours 2 coups en avant des autres, pour ne pas perdre le contrôle.

Je suis cette personne qui souffre d’anxiété.

Celle qui a de la misère et du mal à communiquer.

Pour qui les questions tuent

Celle pour qui chaque conversation va débuter par un je m’excuse.

Celle qui se fait des scénarios, pour se préparer au pire, mais qui se donne quand même, qui donne le meilleur d’elle-même.

Je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Qui manque de confiance en elle, même si je projette le contraire.

Celle qui ne montre jamais une faiblesse, par peur qu’on ne l’utilise contre elle.

Celle qui s’habille d’une armure.

Qui a construit des murs autour de son cœur.

Mais qui est incapable d’en bâtir autour de ses pensées.

Je n’aime pas le feu de la rampe.

Oui je suis celle qui souffre d’anxiété et qui aime être discrète.

Qui a de la difficulté à trouver sa propre balance.

Qui est sa pire ennemie.

Qui est son plus grand juge, le pire.

Celle qui pense un peu trop à l’avenir et qui oublie trop souvent l’instant présent.

Celle qui se fait des idées lorsque quelque chose change.

Qui a de la difficulté à s’adapter à de nouvelle réalité, ou circonstance.

Je suis celle pour qui les mots, je suis désolé ont été inventé, même quand ce n’est pas nécessaire.

Qui a de la difficulté à s’accepter, et à accepter d’être ainsi.

Qui se croit complètement irrationnel, voire peut-être même folle.

Qui se croit impossible à aimer.

Oui je suis cette fille qui souffre d’anxiété.

Celle qui apprend à s’aimer telle qu’elle, et ça chaque jour davantage.

Qui essaie d’avancer malgré les obstacles de ma tête, de mes pensées et idées

Mais qui au final ne changerait pour rien au monde.


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Écris par Maxime Marquette

Je suis LA dose d'Amour qu'il te faut.